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| "La
Soupe aux Choux" vue par ... Première
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(Magazine
consacré au cinéma) |
A l'occasion de sa sortie en DVD (le 4 août 99) le magazine
Première est revenu dans sa rubrique "L'anthologie du film
con" sur le film de Jean Girault avec Louis de Funès, Jean
Carmet & Jacques Villeret. Pour le journaliste Jean-Jacques
Bernard, "cette réédition en DVD pourra débrider des poilades
aérophagiques monstres dans les jolis salons branchés high-tech."
"Au fond", dit-il, "ce qu'on adore dans cette connerie, c'est
le peu de considération qu'ont les deux héros pour eux-mêmes...
Enfin, la candeur de bébé de l'extraterrestre Villeret, boudiné
dans son babygros en plastique jaune, qui ouvre ses yeux immenses
en glougloutant comme un dindon, achève le côté infantile de
cette soupe... A ce stade, il ne sert plus à rien de nommer
connerie ce qui seulement relève de la potée de famille. Moins
délicate certes qu'un Bergman, mais bien plus partageable.." |
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| "La Soupe aux Choux" vue par ... François Forestier
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(Auteur
du livre "Le retour des 101 Nanars" - Ed. Denoël) |
"Louis de Funès pète : un pet gras, huileux, interminable,
classé arme bactériologique guerre du Golfe. Jean Carmet pète
: un pet à hoquets, massacrant, fusant, verdâtre, catégorie
masque à gaz Verdun. C'est comme ça que le film démarre : dans
la bonhomie, le petit clin d'oeil entre amis, la conivence de
bon ton. Puis on recommence : les deux gaspards remettent ça.
Ils flousent comme des usines à butane, débourrent comme des
fusées Apollo. On dirait l'éruption de la Soufière, catastrophe
naturelle plan ORSEC. Ce qui fait arriver un martien, qui débarque
de sa fusée en croyant que ces bruits légers étaient des SOS
interstellaires, le con. De Funès et Carmet jouent deux alcolos
impénitents aigris et bavochants qui passent leur temps à se
jeter un "ch'ti canon" dernière la cravate. Le martien,
qui est un bibendum sanglé dans une combinaison jaune canari
avec des renforts rouges, lui, ne boit pas. Mais en revanche,
il parle. Il dit "Lrlrlrlrlr", un peu comme les femmes
Arabes en deuil puis il indique sa préférence : la soupe aux
choux concoctée par De Funès. Carmet va, lui, voir les flics
en disant qu'il a vu une soucoupe, "qu'était ronde comme
un fromage de vache et belle comme un nichon d'fumelle".
Le gendarme : "Tu bois trop". Effondré car personne ne
veut le croire, Carmet tente de se pendre. Il tombe et "se
froisse les reins comme du cristal". Rétabli, il pète sous
un pommier et prend toutes les pommes sur la gueule. Le martien
revient pour se taper un ch'ti coup car "ça fait tout de même
plus de bien qu'un coup de pied au cul". Pour faire plaisir
à De Funès, il lui réssucite sa femme "La Francine" - une emmerdeuse
de première qui se tire avec un loubard en moto. Elle n'autorise
même pas son mari à "l'arranger". Mais elle a été autrefois
"arrangée" par Carmet, qui se sent vachement coupable
: "J'suis une merde de chien !". Pas de conteste. Pendant
ce temps, le maire de Jaligny-de-Mesdeux a une idée : il implante
un parc d'attraction. Les deux bavochards qui ne veulent pas
vendre, se retrouvent encerclés par le boom immobilier puis
parqués comme au zoo, derrière des grillages. On leur lance
des cacahuètes. De Funès fait appel à son camarade martien qui
les téléporte sur la planète Oxo, fermes, pinard, pommier, chat
et gaz à tous les étages compris. En 1982 [NDLR: Le film date
de 1981], il y a eu un bozo assez givré pour faire un film dont
le moteur dramatique est : "Pet aux hommes de bonne volonté".
Hallucinant ! C'est Jean Girault, champion toute catégorie du
nanar (il a signé des trucs comme Pouic-Pouic, Les Charlots
font l'Espagne..) Il s'est ici laissé donner un coup de main
par De Funès coscénariste du machin. C'est du grand, du très
grand nanar. Je dirais même plus, un ch'ti chef-d'oeuvre. Carrément."
Les amateurs de "nanars" consulteront l'excellent ouvrage du
monsieur :
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Titre :
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Le retour des 101 nanars
"Une nouvelle anthologie du
cinéma navrant mais désopilant" |
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Auteur :
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François Forestier |
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Edition :
|
Denoël |
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Référence :
|
2 207 24 5586 |
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| "La
Soupe aux Choux" vue par ... Weetabix
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(SoupeMaster
du site) |
Les mauvaises langues diront que, contrairement au livre, ce
film est stupide, gras, vulgaire voire raciste à l'égard des
paysans.
Il n'en demeure pas moins que je m'éclate de rire à chaque fois
que je le vois !
"Eh ben si on peut plus pêter sous les étoiles sans faire
tomber un martien, il va nous en arriver des pleines brouettes
!" - Le Glaude |
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| "La Soupe aux Choux" vue par ... Real |
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(Co-SoupeMaster
et codeur fou) |
Vulgaire, ce film ? Il faut vraiment être un infâme con
pour le croire. "La soupe aux choux" reste dans les annales
du film humoristique au même titre que "La 7ème
compagnie" ou "Mon curé chez les nudistes" et sacre Louis de
Funès et Jean Carmet "Empereurs de l'humour bien de chez nous"
:-)
"T'aimes pas le pinard ? Tant pis pour toi !" - Le Glaude |
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| "La Soupe aux Choux" vue par ... Max-Pol Fouchet
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(Ecrivain,
animateur radio et TV, poète, photographe..)
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"Cette merveilleuse farce est un vrai conte philosophique
sans en avoir l'air, une sorte de candide ou de Micromégas de
notre temps. En plus drôle, en plus juteux, en plus tendre.
Sous les rebondissements du récit, René Fallet voile une fable
comme on cache une fière bouteille dans une cave, la réservant
aux amis. Lisez "La Soupe aux choux". Un compagnon
du Beaujolais vous le conseille - et à la vôtre !" |
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| "La
Soupe aux Choux" vue par ... Télérama
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(Critique
signée Gilbert Salachas datée de juin 2001) |
"Genre : Comédie fantastique et fantastiquement
niaise.
Deux vieux paysans français, bourbonnais plus exactement,
passent des jours tranquilles dans un hameau abandonné.
Ils aiment le vin, la soupe aux choux et les compétitions
aussi saugrenues qu'incongrues, bruyantes et nauséabondes.
Débarque un extra-terrestre, par l'odeur et le bruit
alerté.
Ce film a été tellement diffusé à
la télévision et tellement incendié à
chacun de ses passages par tant de commentaires outrés
qu'il ne reste plus que le silence pour exprimer notre affliction.
Même les hardis collectionneurs de navets (ça existe)
éviteront un ennième visionnage." |
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| "La
Soupe aux Choux" vue par ... l'humanite.fr |
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(Critique
signée D.D datée du 31 Août 1999 - Original) |
" Un plat bien trop gras.
Cette soupe bien peu ragoûtante, le chou y sent le navet, a
trop souvent été servie.
La soupe aux choux. M6, 20 h 55.
Comment transformer un bon roman en un objet cinématographique
navrant ? Réponse ce soir avec la Soupe aux choux. L'as de la
grimace et de la gesticulation, Louis de Funès, secondé de Jean
Halain, en prenant à la légère un livre de René Fallet, qui
ne l'était qu'en apparence, ont réussi par leur grossière adaptation
à transformer un plat certes rustique mais goûteux en un brouet
pas trop ragoûtant au fumet quelque peu nauséabond.
Cette soupe ne s'est évidemment pas arrangée avec le temps.
Multidiffusée, elle n'en est aujourd'hui que plus grasse, ayant
perdu le peu de la substance comique qu'elle recelait en 1981,
lors de sa sortie. Dans le roman, les deux paysans fleurant
bon le terroir et refusant de voir leur monde disparaître au
bénéfice d'une société moins rugueuse, plus policée, mais surtout
moins humaine et moins authentique, deviennent à l'écran des
pantins pétomanes, méchantes caricatures de bouseux incultes
les deux pieds prisonniers dans la glèbe.
Reste l'hurluberlu extra-terrestre par l'odeur alléché et par
le bruit des pets attiré. Sous son extravagant costume, et par
ses mimiques allumées, Jacques Villeret arrache quelques sourires
au spectateur bienveillant. Mais un unique morceau de choix
ne fait pas passer une mauvaise soupe." |
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