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Qu'ils soient considérés comme un effet secondaire embarrassant
de la digestion ou comme une source intarissable de plaisir
et d'amusements sonores, les allonnements, l'aérophagie et
les flatulences sont les troubles digestifs les mieux partagés.
Inquiets, de plus en plus de patients consultent leur médecins.
A l'origine du mal, ceux-ci découvrent souvent une dose excessive
de stress.
Douleurs abdominales, gonflements, on imagine difficilement
pouvoir se soulager en public. Les codes sociaux l'interdisent
encore plus fortement, même si certains médecins y verraient
une solution.
L'être civilisé sait se tenir, parfois au prix de douleurs
terribles. De plus ce type de désagrements est difficilement
avouable. Le temps des pétomanes, qui passaient dans les écoles
pour faire rire les bambins, est définitivement révolu. Cela
dit, d'aprés les spécialistes, et en excluant l'occlusion,
la rétention de gaz à
l'intérieur de l'organisme serait sans danger pour la santé.
Simplement incommodante. Si dans une bonne partie des cas,
le cas est benin, passé 50 ans, les spécialistes n'hésitent
pas a prescrire une coloscopie. Car une aérophagie excessive
peut être le signal d'une infection importante. Chez la femme,
une infection gynécologique, comme un fibrome, peut également
entraîner ce type de troubles. Exception faite de ces pathologies
sérieuses, les médecins diagnostiquent surtout une bonne dose
d'anxiété chez leur patients. Les femmes y sont particulierement
sujettes, et soucieuses de surcroit de leur esthetisme, refusent
d'accepter que leur ventre gonfle sous l'effet des ballonnements.
Les consultations du docteur Chantal Arvis, gastro-enterologue
et proctologue, sont ainsi pour une bonne part composées d'élements
féminins. Ce qui pousse le
médecin a dresser un profil type de sa clientèle: une jeune
femme dynamique et stressée ou une femme d'un certain âge
qui se sent vieillir. A l'origine du trouble fonctionnel,
une mauvaise répartition des repas : absence de petit-dejeuner
et diner trop lourd. Mais les accros du régime à tout prix
ne sont pas épargnes.
Une consommation excessive de crudités irrite les intestins.
De même que les fibres, très à la mode depuis quelques années,
mais qui doivent faire partie de l'alimentation, sans être
une base alimentaire. Selon le docteur Arvis, les fruits et
surtout leur traitements chimiques, sont également responsables
de bons nombre de
désagrements. Mieux vaut préférer des légumes cuits, ou les
fibres tendres, comme les pêches, les tomates épluchées, le
melon bien mur. Les boissons gazeuses et sucrées sont acides
et donc à proscrire, d'avantage encore quand elles sont mélangees
à de l'alcool. Et pour remédier à la constipation, matrice
d'une bonne quantité de troubles, faire de l'exercice est
fortement recommandé: bon pour le
corps et excellent contre le stress. Les gaz sont un phénomène
naturel qui n'épargne personne. Quelqu'un qui n'en aurait
absolument pas devrait s'inquiéter de sa santé.
Pourtant à la naissance, le colon d'un nourisson est totalement
exempt de toute flore. Mais arrive à l'age adulte, sa population
est aussi dense que celle de la planète. Le tout forme ce
que l'on appelle la flore intestinale, sans laquelle on ne
pourrait pas vivre. La digestion d'un repas relativement lourd,
riche en hydrates
de carbones, du type haricots, lentilles, chou, artichaut,
etc
produirait quotidiennement, en moyenne, 15 litres de gaz.
Le bol alimentaire fermente dans la partie droite du gros
intestin, les bactéries saprogènes sont secrétées dans la
partie gauche. Les patients qui souffrent de troubles respiratoires
importants sont
particulierement soumis aux flatulences. Ils font de l'aérophagie
au sens littéral du terme. Et dans une moindre mesure, chacun
fait de même puisque lorsque l'on mange, on avale de l'air
et donc de l'oxygène qui arrivent dans le systeme digestif
via l'estomac. C'est dans le gros intestin que se produit
la collision entre ces deux
gaz: hydrogène et gaz carbonique. 99% des gaz intestinaux
seraient sans odeur. La présence d'hydrogene sulfure les rend
extremement fétides. Mais seule un infime quantité de gaz
expulsée. La grande majorite passe dans le sang et est exhalée
par les poumons. Ca qui permettrait aux médecins de mettre
en évidence le rapport entre gaz et mauvaise haleine.
Le pet en chiffres:
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Des intestins sains causent en moyennes 15 crépitations
par jour.
- Volume
émis: entre 0.2 et 2.1 litres par jour
[NDLR: d'après nos estimations, le volume émis par nos deux
compères est plus de l'ordre de la dixaine de litres !]
- Vitesse
d'émission: entre 0.1 et 1.11 mètre/seconde
-
Quantité moyenne: 40 millilitres
- Composition
moyenne:
- 60% d'azote
- 20% d'hydrogene,
- 15% de gaz carbonique
- 5% de gaz divers.
Pour 1/3 des patients examinés, la présence de méthane a
été observé
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